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  • Julie Drappier

Perturbateurs endocriniens : comprendre cette pollution et agir

Le système endocrinien, est le chef d’orchestre de la régulation hormonale qui, est responsable d’un grand nombre de fonctions essentielles de notre organisme (croissance, stress, reproduction, comportement).





Les perturbateurs endocriniens sont des molécules chimiques, de synthèse ou naturelles, qui :

- imitent nos hormones, et transmettent des informations à un mauvais moment, ou en trop grande quantité,

- bloquent l’action de nos hormones en se fixant sur certains récepteurs OU

- interfèrent avec des protéines chargées de réguler nos hormones.


Les identifier :


Ils sont un peu partout dans notre quotidien...


L’alimentation : on les retrouve dans les fruits et légumes non BIO (pesticides), les poissons (métaux lourds, PCB) ou encore dans les plastiques servant d’emballage (bisphénol, phtalates).


Les cosmétiques : il y en a dans les vernis à ongles (phtalates), les crèmes (paravents, benzophénones) ou encore les rouges à lèvres (BHA, BHT).


L’air intérieur : est pollué par des molécules volatiles contenu dans le mobilier en tissu, les peluches, qui contiennent des retardateurs de flammes (PDBE) et, les produits ménagers (alkylphénols, triclosan).


Les conséquences sur la santé :


Les premiers effets ont été constaté dans les années 90 : problèmes de reproductions, cancers hormonaux dépendants, diabète, obésité, troubles neurologiques (Parkinson, autisme, hyperactivité, capacités intellectuelles en déclin). Des dizaines de milliers de médecins alertent, avec des prises de positions de plus en plus fréquentes du corps médical au niveau européen. Néanmoins la liste est longue et les études manquent. Les effets nocifs sont souvent suspectés plutôt qu’avérés. Le problème venant des industries qui ne font que remplacer les molécules nocives par d’autres substituts. Le gouvernement français invite donc au principe de précaution. Il existe des fenêtres de vulnérabilité. Des périodes de la vie où nous devons être encore plus vigilant : notamment durant le développement embryonnaire. En effet, pendant cette période, un ballet hormonal est orchestré et, s’il ne se déroule pas dans les règles, cela pourra avoir un impact conséquent avec des effets à long terme et transgénérationnel (par l’impact de l’épigénétique).


Agir :


Tout d’abord, il est nécessaire de soutenir nos organes responsables de l’élimination de ces polluants. Ces organes sont les reins, filtre épurateur de l’organisme, et le foie, organe anti-pollution exceptionnel ! Phytothérapie, nutrition et micro nutrition nous seront utiles. Dans un second temps, les femmes enceintes et allaitantes devront elles aussi, surveiller leur alimentation et s’aider de la phytothérapie. Pour finir, il faudra adapter ses habitudes de consommation en limitant les risques d’exposition, en particulier chez le jeune enfant.


Les bonnes habitudes :


les perturbateurs endocriniens migrent avec l’eau et la nourriture : il est donc déconseillé d’utiliser des contenants en plastique pour chauffer/réchauffer. Il est recommandé de remplacer le plastique par de l’inox, utiliser des ustensiles en inox -> poêles (ou utiliser les poêles avec revêtements non rayés, spatules, etc.), changer la bouilloire en plastique, etc.

Acheter du BIO pour tout les aliments qui ne s’épluchent pas, pour les cosmétiques qui restent sur la peau, les changer et les préférer en label BIO. Utiliser l’application “Quel Cosmetic” du journal et site Que Choisir. Dépolluer l’air intérieur, aérer deux fois dix minutes chaque jourr. Amasser la poussière avec un tissu microfibre lavable, plutôt que d’utiliser un chiffon ou plumeau à poussière qui remet en suspension la poussière dans l’air. Privilégier des produits ménagers écologiques et responsables. Eviter la décoration, les ameublements, les vêtements ou les jouets neufs durant les premiers mois de vie de bébé (attention aux importations) utiliser des biberons en verre, des textiles certifiés Oeko Tex ou GOTSaérosol, bougies, encens même en label BIO sont à éviter, utiliser des produits BIO pour l’hygiène corporelle, y compris les couches.


Ci-dessous les labels de confiances :

N'hésitez pas à poser des questions à votre praticien de confiance.


En espérant que cet article vous aura été utile,


Naturellement votre,


Julie

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